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Le 20 août 1841: Démission du Père François Coindre comme Supérieur Général

Après la mort du Père André Coindre en 1826, son frère François Vincent Coindre, lui aussi prêtre, est devenu le Supérieur Général. Il a eu beaucoup de difficultés pendant l’exercice de son gouvernement et il a enfin renoncé en 1841. Dans ces circonstances le Vénérable Frère Polycarpe a été choisi comme Supérieur Général (premier Frère qui occupait cette fonction ) et qu’il a exercée jusqu’à sa mort en 1859. Ci-dessous la lettre de démission du Père François Vincent, adressée aux Frères: Chers Frères.

Il fait déjà plusieurs années que j’ai adressé tous mes efforts pour que vous vous organisiez, de façon à ce que vous pouviez vous gouverner vous-mêmes; à plusieurs reprises j’avais demandé Monseigneur de Bonald d’être relevé de cette charge, mais votre Excellence ne l’a pas voulu.

En ce moment, en tenant compte du bon esprit de ceux qui dirigent cette maison, et en voyant que les novices de Paradis sont dans le bon chemin, je pense que la Congrégation va prospérer; ce sont les désirs le plus puissants et les plus chaudes de mon cœur; il ne me reste qu’une préoccupation malgré tous mes efforts (je peux l’affirmer) tous les sacrifices de tout ordre, je n’ai pu obtenir tout ce que mon cœur aurait voulu faire pour arriver à cette prospérité, mais cela me fait penser que la Providence n’a pas voulu me concéder cette satisfaction; elle aurait été, sans doute, trop grande pour moi, étant donné que celui qui est bon pour commencer une tâche, ne l’est pas toujours pour la perfectionner et la polir; c’est pour cette raison et conscient d’avoir fait de mon mieux qu’il est bon que je laisse cette fonction.

Vous déjà le savez, je l’ai toujours répété: il est nécessaire que vous vous gouverniez vous-mêmes, que celui qui vous dirige soit soumis aux mêmes Règles et Statuts que les autres, que lui-même puisse connaître leurs difficultés, afin que tout soit aussi en accord avec l’esprit de l’Église.

Par conséquent, pour le bien commun et pour la prospérité je renonce à mon autorité comme Supérieur Général, et je la laisse dans les mains de notre actuel premier Assistant, le Frère Polycarpe; je désire que l’esprit de Dieu l’accompagne toujours, que l’union avec les Frères soit parfaite, que la fermeté soit associée à la bonté de son caractère, afin que le Supérieur fasse facile l’exercice de l’obéissance et qu’en même temps elle soit respectée; et que l’inférieur, par sa docilité et sa déférence, fasse de plus en plus supportable la charge de l’autorité.

Adieu, mes chers Frères; vous pour qui j’ai passé vingt ans de ma vie sans une autre ambition que celle de vous voir réussir et prospérer; vous à qui j’ai dans mon cœur; vous, pour qui il n’existe ni de sacrifices, ni de privations que je n’aie pas soufferts, des fatigues que je n’aie pas supportées, des peines et d’inquiétudes que je n’aie pas dissimulées.

Adieu; je romps, en ce moment, les liens d’autorité qui m’unissaient à vous; par contre je réserve les liens de charité, que vous aurez toujours. Je vous interpelle tous dans Coeur de Jésus. Dans ce Cœur vous vous souviendrez de celui que vous avez pendant tant de temps appelé votre Père et qui sera toujours votre ami.

(Cette lettre sera lue à tous les Frères après la lecture en chapitre général, mais uniquement après la retraite)

Le 21 août 1801: Naissance et baptême du Frère Polycarpe

Certificat de naissance daté le “quatrième jour du mois de Fructidor, neuvième année de la République française” (en accord avec le calendrier imposé par la révolution) et signé à La Motte à Champsour, dit comme suit.

Certificat de naissance de Jean Hippolyte Gondre, né le jour trois dudit mois à une heure de l’après-midi, fils de Jean, maçon demeurant à La Motte, et de Victoire Gonsalin. On constate que l’enfant est un garçon. Premier témoin, François Pascal, fils; second témoin, Joseph Marron. Tous les deux des paysans demeurant à Les Héritières, village de cette commune. Vérifié conformément à la loi par nous, Pierre, Escalle, maire de la Motte, en exercice des fonctions de fonctionnaire publique de l’état civil.

Le 25 août 1837: On donne au Frère Polycarpe le certificat de moralité pour pouvoir exercer les fonctions de professeur à Vals

Certificat de Bonne Conduite pour exercer la profession de maître

Nous, le maire de la Commune de Vals, à côté de Le Puy, district de Le Puy, département de la Haute Loire, sur la base du témoignage fourni par Messieurs Martin Maurice, Voisin Victor et Béraud Baptiste, membres du Conseil, que Monsieur Jean Hippolyte Gondre, né le 21 août 1801 à La Motte, district de Gap, département de Hautes-Alpes et demeurant dans notre commune depuis le 30 septembre 1830, a une bonne conduite et des bons mœurs et il est digne de pratiquer l’enseignement; nous lui avons remis de conformité avec l’art. 4 de la loi du 28 juin 1833 sur l’instruction primaire, le présent certificat pour qu’il puisse l’utiliser conformément à la loi.

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