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Un nouveau portrait du père André Coindre commence à circuler dans l’institut. L’idée originale provient de la province d’Espagne.

En 2017, les frères de cette province avaient décidé de proposer au peintre Gregorio Domínguez de faire le portrait du père Coindre. Gregorio est un ancien frère mariste qui a réalisé différents travaux pour cette congrégation et pour d’autres. Quelle meilleure occasion donc que la célébration du bicentenaire de notre fondation pour rendre actuel un visage qui nous invite à regarder l’avenir avec courage et confiance!
Voici le témoignage de la réaction spontanée d’un frère quand il a vu ce nouveau portrait :

« Au tout début, en le voyant pour la première fois, j’ai été choqué, parce qu’il est un peu différent de l’image traditionnelle du père Coindre à laquelle nous étions habitués. La deuxième fois, j’ai commencé à l’apprécier et la troisième fois, je l’ai adopté sans condition. C’est un visage jeune, serein, gai, jovial, avec un regard net, profond et attrayant, captivant … Il nous regarde en face. Il nous interpelle…»

En outre, il respecte les principaux traits de la lithographie dont nous disposons qui est l’image la plus proche de l’original. Ses yeux sont ceux de Coindre ; son nez et sa bouche sont ceux de Coindre ; ses cheveux sont ceux de Coindre ; sa soutane, gardant le style de l’époque, est modernisée…

Bref, je le trouve profondément séduisant, moderne, proche… Très apte à le présenter de nos jours en société, à l’occasion du bicentenaire, en particulier aux jeunes. Je félicite la province d’Espagne pour cette initiative. Ce serait formidable si nous pouvions en avoir un semblable du frère Polycarpe et, pourquoi pas, un autre du frère Xavier, le trio des fondateurs». (F.A.L.G-N.)

L’artiste lui-même, Gregorio Domínguez, qui signe ses œuvres sous le pseudonyme de Goyo, nous explique le processus qu’il a suivi pour la réalisation du tableau :

«Il m’est souvent arrivé d’interpréter de manière professionnelle le visage de quelqu’un qui est déjà mort, et alors, la première chose que je fais c’est de me procurer une documentation fiable, sous la forme de textes, de dessins, de tableaux ou de photographies de la personne en question.

Dans le cas du père Coindre, la lithographie donnée parsainte Claudine Thévenet au père Ballet en 1826 a été ma “pierre de Rosette” qui m’a aidé à composer une image du fondateur actualisée et le plus fidèle possible à sa personnalité car, malgré qu’elle avait été peinte de mémoire, elle est la plus ancienne image connue.

Ensuite, pour mieux comprendre le caractère du Coindre, je me suis basé principalement sur ce témoignage d’une personne qui l’a écouté quand il prêchait ses missions :

“Je n’oublierai jamais M. Coindre, ce prêtre vraiment apostolique, au port majestueux, à la taille imposante, aux traits nobles, au cœur ardent”.

En lisant ce texte, j’ai compris que mon travail consistait à donner à la lithographie de 1826, un peu distante et statique, la proximité et la vitalité qui ont frappé ce témoin lorsqu’il a vu et entendu le père Coindre. C’est ainsi que j’ai commencé à imaginer comment le fondateur nous regarderait en face, avec une expression confiante et spontanée qui puisse transmettre et susciter force, sécurité et affection.

Après avoir dressé une ébauche au crayon, j’ai commencé à peindre en couleur selon la technique de la peinture acrylique sur bois, procédé que j’ai toujours suivi depuis les débuts et tout au long de mon œuvre picturale. J’aime l’immédiateté de l’acrylique, qui laisse une grande liberté technique et constitue, à mon avis, le meilleur outil pour donner forme et visibilité à ce que j’imagine.

De nombreuses séances de travail, de réflexion et de partage avec le frère Carlos et d’autres frères ont été nécessaires pour arriver à ce nouveau portrait du fondateur.

Comme pour le père Coindre, j’ai réalisé plusieurs portraits de différents fondateurs et fondatrices d’instituts religieux, principalement pour les frères Maristes, congrégation de laquelle j’ai fait partie et dont le fondateur, Marcellin Champagnat, a été peint par moi dans de centaines de dessins et d’illustrations, ainsi que dans de nombreux portraits individuels ou de grandes peintures murales.

Après avoir terminé mes études aux Beaux-Arts à Madrid en 1987, j’ai commencé à exposer mes peintures dans des galeries de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas et des États-Unis ; le principal thème de mon inspiration étant la figure humaine.

J’espère que ce portrait de votre fondateur éveillera la curiosité et l’intérêt de ceux qui l’observeront et qu’il suscitera le désir de connaître plus en profondeur sa personnalité et son œuvre.

Merci au frère Carlos Almaraz, provincial d’Espagne, et à tous les Frères du Sacré-Cœur de m’avoir confié la réalisation du portrait d’une personne aussi chère et aimée que votre PÈRE.

De San Pedro Cholula, Mexique, un câlin à tous,

Gregorio Domínguez González (Goyo)

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