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Joyeux Noël ! Dieu est venu dans le monde, l’Éternel est entré dans l’histoire, le Tout-Puissant est devenu un enfant fragile, Dieu marche avec nous !

 

Nous partageons quelques réflexions de notre Fondateur sur Noël, tiré d’un sermon sur líncarnation. Que sa parole nous aide à approfondir le mystère de la Parole faite chair pour notre salvation.

Or, voilà ce qu’a fait ce Dieu pauvre que nous adorons. Ce n’est que pour nous faciliter l’accès auprès de lui qu’il s’est rendu sensible et populaire aux hommes. Il a pris les formes gracieuses et touchantes d’un enfant pour gagner nos cœurs par [ses] attraits.

Il a laissé dans le ciel son tonnerre, sur le mont Sinaï les éclairs et la foudre pour épouvanter le peuple charnel toujours rebelle à ses lois; mais pour le peuple spirituel, il l’a abordé par les insignes de l’amour et de la bonté. Et ainsi, en paraissant pauvre, il ne s’est point dégradé, parce que ce n’est point par nécessité mais par bonté qu’il a voulu n’avoir qu’une crèche pour trône et des langes pour manteau royal; pour gardes, qu’une pauvre femme et un pauvre artisan.

(…)

 

Oui, Jésus devenu enfant pour satisfaire pour nos crimes, Jésus méritant pour nous des trésors de grâces, Jésus désarmant la colère divine, et Jésus excitant notre tendresse sous les livrées touchantes d’un enfant, nous apprend à espérer en notre Dieu, à lui rendre d’éternelles actions de grâces, à le prier, à le bénir, à l’aimer, à vivre avec piété. Ut pie vivamus in hoc sæculo. Le Verbe descendant du trône de sa gloire, quittant son repos éternel pour nous secourir, se dépouillant à nos yeux des richesses pour embrasser la pauvreté, nous apprend éloquemment non seulement de [ne] point dépouiller nos frères, mais de nous dépouiller nous-mêmes pour les secourir, mais d’aimer nos frères comme Jésus nous a aimés. Ut juste vivamus in hoc sæculo. Le Verbe revêtu d’une chair mortelle, sujet aux rigueurs de la saison, aux douleurs, à toutes les horreurs de la mort, nous apprend non seulement à ne point nous livrer aux excès de l’intempérance et de la débauche, mais à mener une vie mortifiée et pleine de sobriété.

 

(…)

 

Ah ! qui me donnera donc de graver dans vos cœurs, avec une plume de fer, ces grandes paroles : «Si vous ne devenez comme cet enfant, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux». Nisi efficiamini sicut parvuli, non intrabitis in regnum cælorum (Mt 18, 3). Quels que soient votre rang, votre dignité, vos emplois, fussiez-vous apôtres, si vous n’êtes humbles, vous n’êtes rien.

Venez à la crèche, apportez ici comme des mages, votre offrande à Jésus-Christ. C’est-à-dire, faites circuler dans les mains des pauvres ces aumônes que Jésus-Christ se tient faites à lui-même et qui ont d’autant plus de mérite sur les présents des mages qu’ils les faisaient à Jésus qu’ils voyaient, tandis que vous les [feriez] en l’honneur de ce Sauveur que vous ne voyez pas.

Venez à la crèche, prenez-y des sentiments d’amour, de piété, de détachement, de mortification et vous mériterez que ce Sauveur, qui vous est né, vous reconnaisse pour les siens, par la conformité qu’il trouvera de votre vie avec la sienne. Amen.

 

[Ms 88]

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